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Interstellar

L'humanité est née sur Terre, elle n'a jamais été supposée y mourir.

Interstellar

Philippe Chrétien

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Interstellar signe le retour de Chirstopher Nolan en tant que réalisateur après une excellente trilogie de Batman et un Inception très profond. Autant dire qu’après 17 ans de carrière en tant que réalisateur et d’excellents films ces derniers années, les attentes sont pour le moins énormes. Cette fois, Nolan nous plonge dans un univers SF, bien loin de ce qu’il a l’habitude de nous montrer sur grand écran. On peut donc avoir peur du résultat final. Mais avant de vous donner mes impressions sur le film, parlons un peu de son histoire.

 

Synopsis

Dans un futur un futur proche, le monde est dévasté. La population humaine est à un tournant de son existence, qui s’annonce sans avenir. Pour survivre, les derniers survivants se tournent vers les étoiles et une découverte récente qui pourrait changer l’avenir de l’humanité. Un groupe d’explorateur est alors envoyé dans l’espace pour enquêter sur une faille qui les emmènera à l’autre bout de l’univers dans un voyage interstellaire.

 

Le film maintenant,

Avant sa diffusion en salle, il faut reconnaître que le doute sur le contenu du film planait. Les bandes annonces et autres teasers sont assez évasifs et le l’histoire ne se livre pas trop. Tout ce que l’on sait c’est que Matthew McConaughey va partir dans l’espace accompagné d’acteurs comme Anne Hathaway, Casey Affleck ou encore Wes Bentley plus un petit dernier que je vous laisse découvrir ! De plus, on note également l’apparition de Micheal Caine toujours aussi convaincant et déjà bien présent dans les précédents films du réalisateur. Le casting est donc solide avec de bons acteurs ayant une bonne présence à l’écran.

Interstellar s’inscrit dans la même veine que des films tels que 2001 l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick ou encore Gravity sorti l’an dernier et réalisé par Alfonson Cuaron. La première chose qui saute aux yeux quand on a vu les deux précédents films c’est le réalisme employé par Nolan pour donner plus de crédibilité à cette épopée galactique. Les plans, les détails sur les combinaisons ou encore les effets spéciaux, tout est mis en place pour que le spectateur puisse s’imaginer accompagner les héros dans leur voyage partageant leurs doutes, leurs difficultés. Mention spéciale pour les effets spéciaux qui sont vraiment de toute beauté et l’effet « toc » qui peut se trouver dans d’autre films du genre n’est pas présent ici. Tout paraît bien réel sur Terre comme à l’autre bout de la galaxie. Le traitement appliqué à l’image accentuant le piqué et les défauts, à la manière des films tournés en Super 8 ajoute encore au réalisme du film. On est loin des traitements d’images visant à adoucir les contours ou rendre les couleurs flashy. Ici, la Terre fait réellement poussiéreuse et ce n’est pas peu dire, et l’espace semble bien froid et vide.

 

Kip Throne

D’ailleurs le réalisme parlons-en. On reproche souvent aux films de SF d’être tirés par les cheveux. Les technologies utilisés n’existent pas et parfois sortent tout droit de l’imagination de directeurs marketing chargés de faire vendre le film au détriment de sa crédibilité. Interstellar et donc Nolan s’inspirent de physique théorisée. Nolan n’invente rien puisqu’il le film se base sur les travaux de Carl Sagan mais aussi de Kip Throne, un physicien théoricien très réputé pour ses travaux sur la physique, l’astrophysique et la gravitation. Il a d’ailleurs été présent et a apporté beaucoup au scénario. Le film fait vrai, du début à la fin. On ne nous propose pas une navette spatiale fonctionnant avec un générateur à l’énergie inépuisable et à la propulsion ultra-puissante. Dans le film la navette reprend les codes de la station spatiale internationale et des navettes de la NASA. La gravité à bord du vaisseau est générée par la rotation de la partie arrière et les voyages durent longtemps… des années même. Bref on est loin des Star Wars et autres Star Trek. C’est de la science-fiction réelle.

Le scénario est lui aussi bien construit. Je vous le dis tout de suite, vous ne verrez pas passer ces 2 h 47 de film ! Dès le début, on s’attache vite à cette famille de cultivateur tout ce qu’il y a de plus ordinaire justement parce qu’ils sont des gens comme nous. On peut donc facilement s’identifier à l’un des personnages. La quête  du héros est assez prévisible, principalement grâce au passé et à son expérience en tant que pilote. On sait qu’il aura donc une mission très importante à accomplir. Cependant, on la suivra jusqu’au bout avec plaisir car notre héros n’est ni blanc ni noir et il devra prendre certaines décisions parfois punitives. Les phases d’exploration et de découverte sont très sympathiques bien que les environnements présentés ne donnent vraiment pas envie d’y rester et c’est peut-être ça le point fort du film, nous scotcher à l’écran pour partager le périple de ce groupe d’astronautes même si clairement, on n’aimerait vraiment pas faire ce genre de voyage. Sans trop en révéler, la fin pourra vous surprendre et n’est pas la meilleure partie du film. Elle répond aux questions mais on continuera à se demander après ce qui est passé par le tête des scénaristes…interstellar_shuttle

 

Hans Zimmer est bien évidemment aux commandes pour la bande-son. Et comme souvent, on a à faire à quelque chose de profond et de captivant. La musique est magnifique et ce mélange de musique classique, d’instruments digitaux et de voix  renforcent l’immensité de l’univers et la solitude que ressentent les explorateurs de mondes. Votre serviteur a été particulièrement conquis le morceau de la BO intitulé Place Among The Stars avec la présence de cet orgue gagnant en puissance vous ordonnant de vous enfoncer de plus en plus dans votre fauteuil rouge face à cet écran géant !

 

En définitive,

Interstellar, n’est pas un film pour tout le monde. On peut lui reprocher son rythme inégal et pour certains le manque d’action. En revanche, on peut clairement affirmer que c’est un très bon film. Christopher Nolan maitrise sa partition et a su produire un film enivrant que l’on suivra jusqu’au bout pour son scénario, sa crédibilité, ses belles images et ses questions morales. Si vous n’y êtes pas allé, et que vous aimez les films de SF mais également les films profonds qui ont des choses à raconter et à vous apprendre, foncez ! Mais souvenez-vous d’où vous venez et quel est votre rôle à jouer. Bonne épopée!

 

La bande annonce :

 

 

 

Et n’oubliez pas : le cinéma est à voir au cinéma !

interstellar_ban_fin

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