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France – Ukraine du 19 novembre 2013

Marvin Fernandes

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Mardi 19 novembre, 56 étudiants de l’ESC Troyes ont eu la chance d’assister  au match retour des barrages opposant la  France à  Ukraine au Stade de France.

16 h 00 c’est l’heure du départ pour le Stade de France, le moral n’était pas au beau fixe suite à la piètre performance que nous avaient proposé les Bleus lors du match aller à Kiev en Ukraine, qui s’était soldé par une défaite 2 à 0 pour les joueurs de Mikhaïl Fomenko. Rares étaient ceux qui voyaient les Bleus décrocher le fameux billet qualificatif pour la prochaine Coupe du Monde au Brésil en juin 2014. Nombreux comme Jean-Baptiste Richelme étaient réalistes,  et  pronostiquaient une victoire française 2 à 1 ou 3 à 1, ce qui était insuffisant pour se qualifier. D’autres, au contraire étaient beaucoup plus optimiste et voyait  une victoire des Bleus par 3 but d’écart synonyme de qualification. Alex Boussedour, étudiant en 1ère année PGE misait sur un « 3 à 0 » me dit-il durant le trajet et  n’avait qu’une hâte : « en découdre le plus rapidement possible ». Une  non-qualification des français aurait signifié pour lui : «  une mise au ridicule de la France et de son football ». En tout cas dans les quelques heures qui suivent nous allions être fixé. Après 3 heures et demies de route conclu par les inévitables bouchons parisiens nous sommes enfin arrivés au Stade de France. Avant de rentrer dans l’enceinte, théâtre des rêves qui nous a fait tant vibrer un soir de 12 juillet 98 une partie des étudiants en ont profité pour se ravitailler afin de soutenir nos Bleus de la meilleure manière qui soit, pendant que d’autres répondaient aux questions des journalistes présents pour évaluer l’ambiance d’avant match (voir lien ci-dessous).

20 h 55, c’est l’entrée des joueurs sur la pelouse du Stade de France. Nous sommes tous prêt à soutenir notre équipe nationale, drapeau à la main et visage arborés de Bleu-Blanc-Rouge. Rarement le SDF avait été aussi bouillant, l’hymne national fut scandé par près de 80000 supporteurs  en folie. À l’image de son public exemplaire, l’EDF avait débuté de la plus des manières ce début de match en inquiétant le portier ukrainien dès les premières minutes. Jusqu’à ce que Sakho ouvre le score à la 22ème minute. À ce moment du match, il  restait encore 70 minutes de jeu pour que la France inscrive deux buts et voir son billet pour le Brésil validé. Etudiant de l’ESC Troyes conscient de l’événement, reprenait en chœur, les différents chants scandés par l’intégralité des supporteurs afin de pousser leurs héros d’un soir à marquer un 2nd but. Ce qui ne tarda pas à venir, après une énième offensive des Bleus, Karim Benzema à la 34ème nous permet de rattraper notre retard du match aller en moins de 45 minutes.  À la mi-temps, les joueurs français rentrèrent au vestiaire sous l’acclamation d’un public prêt à croire à une qualification jugée quasi-impossible par les médias. Le fameux proverbe «impossible n’est pas français » prenait tout son sens et c’est ce qui se réalisa. Dès le début de la 2nd période, les joueurs ukrainiens se retrouvèrent très rapidement à 10 suite à l’expulsion de Kacheridi coupable d’une faute sur Franck Ribéry à la 46ème. Après avoir rattrapé nos 2 buts de retard suivi de l’expulsion d’un joueur ukrainien, la victoire ne pouvait plus nous échapper et ce qui devait arriver, arriva à la 72ème grâce à l’inévitable Sakho qui  nous offre le but de la qualification. Le SDF était en pleine euphorie durant le dernier quart d’heure, étudiant de l’ESC, et supporteurs chantaient à l’unisson des chansons à la gloire de son équipe et de Sakho grand artisan d’une victoire acquit au coup de sifflet final de l’arbitre suite à une dernière alerte dans la surface de Hugo Lloris.

Vecteur de rassemblement, l’équipe de France a redonné le sourire à tout un pays morose le temps d’une soirée. Pour clôturer ce moment magnifique, sous l’initiative d’Olivier Giroud, joueurs français et supporteur reprirent ensemble  la Marseillaise. Un moment de communion qui nous a permis de rentrer sur Troyes les yeux remplis d’étoiles.


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