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« Flow » – interview

« Flow » – interview

Jules Mercier

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Au détour d’une discussion, j’apprends qu’un de mes collègues, Florent de la R3T, sort un nouveau morceau aujourd’hui même, une bien trop belle occasion pour ne pas en parler sur notre site !

 

Avant de commencer l’interview peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Florent, 24 ans, étudiant à l’Ecole Supérieure de Commerce de Troyes en deuxième année de PGE et originaire de Troyes !

Pourquoi avoir choisi « Flow » comme blaze ?

Et bien je m’appelle Florent, mes amis m’appellent Flo. De plus le terme « Flow » dans le rap désigne une façon de rapper, une attitude sur un beat. Je trouvais ça simple et efficace.

Depuis combien de temps tu raps ?

J’ai commencé à faire du rap je devais avoir 16-17 ans. Donc ça doit bien faire 6-7 années que je me passionne pour cette musique.

 

 

D’ordinaire, tu écris tes morceaux à l’avance ou tu préfères t’inspirer avec l’aide d’une instru ?

Ça dépend, parfois j’écris mes textes à l’avance et je cherche un support qui collera au mieux à l’ambiance de mon thème  et parfois c’est l’inverse. C’est assez aléatoire.

 

Si tu devais retenir un ou plusieurs titres que tu préfères, lesquels seraient-ils et pourquoi ?

J’affectionne particulièrement le titre « Monologue » et « Wolf ». Pour moi ce sont deux morceaux aboutis avec un réel fil conducteur et une musicalité qu’on ne retrouve pas forcément dans d’autres morceaux. Monologue est un morceau que j’avais énormément travaillé et j’avais été content du résultat. Quant à Wolf, j’aime beaucoup l’instrumental et je trouve qu’il y a une bonne alchimie avec la voix et le texte. C’est un titre qui je pense, est plutôt plaisant à écouter.

 

 

L’avenir proche ce serait quoi ? Tu vas continuer à enregistrer des morceaux ? Tourner des clips ?

J’ai déjà eu plusieurs propositions pour tourner des clips, notamment sur Paris. L’idée d’avoir un support visuel pour accompagner le texte me plait beaucoup mais le jour où je tourne un clip je voudrais réellement qu’il soit à l’image de mon texte et cela prend du temps et même de l’argent.

Je préfère continuer à rapper pour parler de mon quotidien sans aucune prétention ou envie de « gloire ». C’est un peu égoïste mais je rap avant tout pour moi, pas pour les autres. Je trouve que le rap est un art qui permet de se libérer de certains maux, de certains tracas de la vie de tous les jours et même parfois d’affirmer une vision ou un point de vue.  C’est dans cette optique, de rap « libérateur » que j’ai commencé à écrire et ça me suffit complètement.

 

Que penses-tu du rap actuel ?

Je pense que le rap est un mouvement jeune qui s’enrichit de jour en jour. On trouve de tout dans le rap, du conscient, du mélancolique, du hardcore… et c’est ce qui rend le mouvement intéressant.

Aujourd’hui et depuis quelques années le rap dit « trap » occupe une place importante, notamment dans le top des ventes de disques, mais ça serait une erreur de réduire ce mouvement musicale à ce seul style. C’est comme dans tous les styles musicaux. Il y a du bon et du mauvais. Il faut juste chercher un peu pour trouver quelque chose qui nous correspond au mieux.

 

Enfin, pour terminer cette interview si tu devais nous donner trois de tes rappeurs préférés lesquelles seraient-ils ?

Seulement trois ?! Ca risque d’être un peu compliqué étant donné le nombre incroyable d’MCs de qualité inconnus du grand publique.

Je donnerai Scylla, un rappeur belge aux textes ultras travaillés et c’est ce qui me plait dans le rap. Ensuite je dirai Keny Arkana, une rappeuse marseillaise mais citoyenne du monde avant tout. J’apprécie énormément son intégrité et sa sincérité. Et puis enfin je donnerai le groupe IAM qui m’a fait voyager avec leur album « l’école du micro d’argent » quand je devais avoir à peine 15 ans. Mais c’est dommage de se limiter à 3 rappeurs et je vous conseille d’écouter d’autres artistes comme par exemple Fadah, Furax, Pand’or, HUGO TSR….

 


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