Fermer

Sign In

Fermer


Holy Fire

Holy Fire

FOALS
Genre:
Label:
Date de publication:

 

3 ans après la sortie de « Spanish Sahara », Foals revient, enfin, avec son 3ème album , « Holy Fire », sorti ce matin même sous le label Transgressive Records. Un album très attendu que le groupe  s’est d’ailleurs fait une joie de nous faire écouter en avant première par streaming sur leur propre site web il y a quelque jours. Le cavalier mystique de cette sombre jaquette nous dévoile officiellement  ses plus secrètes déclarations.

« Prelude », pas mieux pour commencer un album comme celui-ci. Introduction casi- instrumentale, toujours dans le soucie du travail bien fait, on retrouve des sonorité encore peu exploité par le groupe dans le passé qui nous mettent l’eau à la bouche. Ambiance sombre et surprenante, loin de la pop funky rock d’« Antidote ». Même constat sur le titre suivant, premier single de l’album nommé « Inahler ». Le groupe prouve ici sa capacité à produire des  « gros riff » comme on dit dans le jargon. Jamais, on aurait pensé reconnaitre du Rage Against The Machine dans une chanson de Foals. Et bien ce morceau en est la preuve vivante.

Après une entrée en puissance, « My Number ». On retrouve les Foals que l’on connaissait avant. Titre très efficace, tant sur la mélodie que sur le rythme très pêchu. L’infernale envie de danser nous rattrape… plus pour longtemps. « Bad Habbit », puis « Everytime » s’en suivent et respirent un atmosphère planant, bourré de bonnes idées et exploitant la voix de  Yannis Philippakis à merveille. Puis « Late Night », nouvelle claque de l’album. Ballade rythmé a la progression crescendo.  Incroyable témoignage du boulot effectué en production, de par les reverb utilisées, les sons de batterie et autres synthés. C’est propre tout en gardant un coté sal à l’ensemble qui fait toute la différence et qui rend l’ensemble très humain. Même constat sur « Out of the Wood » et «  Milk & Black Spiders », même  si ces titres n’apportent rien d’extraordinaire.

La suite est beaucoup plus prometteuse. « Providence » est un nouvel exemple . Véritable démonstration que le groupe veut se détacher de certaines étiquettes  qu’on leur à donné après le premier album. Ce morceau est un enchainement de folies extrême qui décomplexe pour de bon tout leur génie.  C’est « heavy », mélodieux et terriblement bon.

« Holy Fire » se clôture par deux titres mystérieux et posés : « Stepson » et « Moon », quelques caresses s’offrent à nos oreilles et  rappellent les influences « made in Trent Reznor » du producteur Alan Moulder.

Ainsi va le troisième album des Foals : trépidant, audacieux, et libre de toute créativité. Le groupe se permet de nous transporter en terre inconnues et ceux pour notre plus grand bien.

Un extrait avec « Inhaler » :

[tube]https://www.youtube.com/watch?v=qJ_PMvjmC6M[/tube]

L’album, en écoute ici

 

Le groupe sera en concert au Zenith de Paris le 12 Novembre, plus d’info ici